Dans notre article publié sur notre site Internet le samedi 16 octobre, «
‘Círculo de comunistas internacionalistas’ : Une étrange apparition »[1], nous faisions
remarquer à nos lecteurs que :
ce « círculo », qui se présente publiquement comme le « successeur » du
NCI d'Argentine, a surgi subitement, ex-nihilo, avec une curieuse « Déclaration
» de soutien aux éléments de la prétendue « Fraction interne du CCI »
(Déclaration datée de Buenos Aires le 2 octobre et que la FICCI diffusait sous
forme de tract le jour même lors de la réunion publique du BIPR à Paris) ;
cette «Déclaration» n'était apparue jusqu'à présent que sur le site
Internet de la FICCI. Si nous avons donné l'adresse du site Web de ce « cercle
» argentin (http://www.geocities.com/cci_1917/), c'est justement afin de
permettre à nos lecteurs de constater par eux-mêmes que, deux semaines après sa
mise en circulation par la FICCI, cette « Déclaration » n'était toujours pas
affichée sur le site du « Circulo ». Il était donc tout à fait légitime que
nous posions la question : « A qui le rédacteur de cette violente attaque
contre le CCI veut-il cacher ses écrits les plus récents ? Doit-on croire qu'il
veut les cacher aux yeux de ceux dont il se présente comme le porte-parole ? »
Deux jours après la publication de notre article, le lundi 18 octobre,
l'auteur de cette « Déclaration » s'est enfin décidé à l'afficher sur le site
Internet du « Círculo » . Ainsi, ce texte a fait une brusque et tapageuse
apparition, sur ce site en Argentine (affichage vers 18 heures GMT) le lundi 18
octobre, c'est-à-dire plus de deux semaines après que la FICCI l'ait rendu
publique.
Que peut-on dire de cette nouvelle "étrange apparition" ?
On peut facilement en déduire que c'est justement parce que ce mystérieux
Web master (qui se proclame « Cercle de communistes internationalistes ») a été
pris la main dans le sac, qu'il s'est empressé d'afficher cette « Déclaration »
du 2 octobre sur son site Web.
Et c'est bien parce que nous avons découvert le pot aux roses qu'il se
déchaîne maintenant contre le CCI avec une deuxième
"Déclaration" ("Déclaration" datée du 12 octobre "contre
la méthode nauséabonde du CCI") envoyée par e-mail le vendredi 15
octobre à la FICCI et au BIPR (lesquels se sont immédiatement précipités pour
la traduire et la publier sur leur propre site, comme pourront le constater nos
lecteurs).
Concernant cette dernière déclaration (du 12 octobre), le CCI affirme
qu'elle est un tissu de mensonges et de calomnies, du même tonneau que
la prose répugnante de la FICCI. Nous nous limiterons ici à deux petites
remarques :
1) Cette nouvelle « Déclaration » dénonçant la méthode « nauséabonde »
du CCI utilise les mêmes qualificatifs que le texte publié par la FICCI sur son
site Internet (« L'ignominie n'a pas de limite ») dans lequel elle écrit «
ça donne la nausée ». Parmi beaucoup d'autres exemples on peut
relever les analogies suivantes entre les deux textes :
« volonté de destruction des opposants, de pratiquer la politique de la
terre brûlée autour de soi » (« FICCI ») ; « Celui qui n'est pas avec
moi mérite d'être détruit. Voilà la sentence prononcée par l'actuel CCI
contre tous ceux qui ne sont pas d'accord avec ses orientations politiques
fondamentales (...) [le CCI qui utilise] la tactique stalinienne de
'terre brûlée' » (« Círculo ») ;
« il s'agit par-dessus tout de discréditer et de casser, de détruire,
toute dynamique de discussion et de regroupement » (« FICCI ») ; « le
CCI essaie de saboter toute tentative de regroupement révolutionnaire » («
Círculo »).
2) Cette "Déclaration" s'appuie notamment sur l'accusation
suivante : plusieurs militants de ce "Círculo" auraient "fait
l'objet d'appels téléphoniques de la part du CCI. Cependant, ces appels n'ont
pas été faits avec une intention innocente, mais avaient comme intention
sournoise de détruire ce petit noyau."
N'importe quel lecteur peut se rendre compte (à moins qu’il ne soit déjà «
convaincu » d’avance de la « culpabilité » du CCI !) que la ficelle est un peu
grosse et que ce « petit noyau » lui raconte une histoire à dormir debout. En
effet, si ces militants d'Argentine qui auraient fait l'objet de nos appels
téléphoniques avaient rompu avec le CCI (comme le prétend, entre autres,
la FICCI dans son texte cité plus haut), pourquoi ne nous ont-ils pas tout
simplement... raccroché au nez ?
Par ailleurs, il est tout à fait « étrange » que cette nouvelle «
Déclaration », pour démontrer le caractère « nauséabond » de la méthode du CCI,
ne dise pas un seul mot du contenu de ces appels téléphoniques.
Faut-il croire que ces faits « nauséabonds » n'ont existé que dans
l'imagination de son rédacteur ? Si ce n'est pas le cas, pourquoi cache-t-il
alors le contenu de ces appels téléphoniques ? Mais peut-être que ce « petit
noyau » va nous sortir maintenant une... troisième « Déclaration » dans
laquelle il va enfin nous dévoiler la « vérité »[2] ?
Les accusations portées contre le CCI dans cette « Déclaration » sont d'une
telle absurdité que seuls ceux qui ont, non pas un tout « petit noyau » mais un
pépin à la place du cerveau, peuvent y croire. Nous reviendrons ultérieurement
sur cette déclaration « nauséabonde », de même que sur le (ridicule !) vacarme
« international » qu'elle vise à provoquer.
CCI (19/10/2004)
[1] Et sur notre site en
langue espagnole, le même jour (« A propósito de la FICCI : El Núcleo
Comunista Internacional condena la llamada FICCI »). [2] Ou qui va étaler, comme
c'est la pratique systématique de la FICCI, une bonne dose de pommade sur le
BIPR qui a publié sa déclaration.
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